D’un insoumis…

   Monsieur le président, je vous fais une lettre que vous lirez, peut être, si vous avez le temps.

Ce n’est pas pour vous fâcher mais, il faut que je vous dise… (référence au déserteur de Harold B. Berg et Boris Vian, 1954)

…Rien ne va plus!

   Je souhaiterais, ici vous rappeler que votre mandat vous oblige à respecter la volonté des français. Que votre mandat, celui pour lequel vous avez été élu vous rend redevable devant nous tous, peuple de France, d’une mission, d’un travail auquel vous devez vous soumettre.

N’importe quel employé doit remplir la tâche qui lui est confiée sous peine d’être renvoyé à ses foyers s’il s’avère ne pas être à la hauteur.

Avez-vous oublié, monsieur le président, que vous êtes à notre service. Que vous nous devez des comptes, que certain ont placé entre vos mains les richesses de notre pays et qu’il n’est pas question dans le mandat que vous ruiniez la France, notre si beau pays.

La maison France n’est pas à vous mais à tout les français, c’est à dire à nous. Vous n’êtes que l’employé pour un temps donné qui doit servir nos intérêts, l’intérêt général des françaises et des français.

   Vous n’avez, en réalité, pas de réelle légitimité quand vous endossez le costume de président de la France. Vous ne savez pas ce qu’est un homme d’état, surtout d’une nation aussi ancienne que la notre. La France tient une place spécifique sur l’échiquier mondial et demande une certaine intelligence, qu’il s’avère aujourd’hui évidant que vous ne possédez pas, pour la diriger.

   Votre action consistant à poursuivre le travail de destruction de Notre Pays déjà entamé par plusieurs de vos prédécesseurs et édicté par les décideurs de l’Europe ceux-là même qui vous ont placé sur le trône pour que vous serviez leurs seuls intérêts. Vos maîtres, en sommes, vous tenant en laisse et qui, encore moins légitimes que vous ne l’êtes puisque non élus, vous dictent votre conduite. En vérité, VOUS n’êtes rien!!!

   Vous nous imposer leur directives inhumaines à la suite de vos prédécesseurs pour le profit de quelques uns de ces trop nourris, de ces super riches qui ne font rien de leur richesse que de se gaver encore et tant et plus…

Tandis que vous dépossédez la grande majorité des Français de toutes les particularités construites par nous, par notre travail et celui de nos mères et de nos pères qui faisaient jusqu’ici de la France un pays unique, respecté et observé par le monde entier. Une nation enviée pour sa qualité de vie, la diversité de son agriculture, la qualité de Notre Education Nationale, la qualité de Notre couverture sociale, la qualité et l’efficacité de nos Services Publics dans leurs ensemble visant à placer chaque Françaises et Français sur un pied d’égalité devant la santé, le travail, les transports, les impôts…

   Mais voilà, depuis quelques temps déjà et de manière amplifiée depuis que vous jouissez dans le rôle que vos maître vous font jouer, ces impôts ne sont plus payés par les mieux nantis qui ne font rien, qui ne connaissent pas ce que c’est que le travail!

Cet impôt qui était la base d’équilibre et de justice, où chacun devaient payer selon ses moyens par solidarité envers ceux, moins chanceux qui, Monsieur le président, ne SONT pas rien mais N’ONT rien, puisque vous leur prenez tout!

   Par cette posture même, vous n’avez rien d’un homme d’état, vous ne laisserez rien dans l’Histoire de notre Grand pays hormis votre obstination à poursuivre la destruction de la planète, donc de ses habitants et le mépris que vous crachez à la figure de tout ceux qui, beaucoup plus courageux que vous, créent réellement la richesse, c’est à dire ceux qui travail durement.

   Bien sûr ce sont là des termes que vous ne pouvez comprendre par méconnaissance du monde réel où l’on souffre au travail, où on se blesse au travail où l’on subit son travail et même, l’imagineriez-vous? On en meurt.

Vous et vos amis à qui vous faites cadeau de toutes nos richesses, de tout le fruits de notre travail ne pouvez comprendre ce que signifie “gagner sa vie”, puisque dans votre monde elle est gratuite et tracée à l’avance sur des voies déjà balisées, confortable et à l’avenir matériel assuré depuis des dizaines de générations.

   Le monde vous appartient, croyez vous, et vous n’avez, pour toutes peine, qu’à choisir la place que vous allez y prendre pour profiter le plus possible de ce que les autres, nous les gens du peuple, la grande majorité des humains fabriquons pour votre seule indécente jouissance…

   Mais attention. Cela ne pourras pas durer jusqu’à la nuit des temps. Des consciences s’éveillent. Les invisibles se placent dans la lumière et la honte d’être pauvre se métamorphose en conscience politique d’inégalités et d’injustice.

Dans pas longtemps vos mensonges entre vos déclarations et vos actes ne vont plus tromper personnes  : Vous ne pouvez pas signer le CETA et nous faire croire que vous agissez contre le dérèglement climatique pour nous protéger.

WlaD…